La vitamine B3 pourrait provenir de l’espace !

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Fascinant ! 

C’est dans le journal Geochimica et Cosmochimica Acta, relayé par la NASA, que l’on peut lire que la vitamine B3 pourrait provenir d’une source…extra terrestre ! La recherche en question s’inscrit dans la lancée de la théorie de la Panspermie, théorie expliquant que la vie n’est pas née sur terre mais qu’elle a été ramené sur terre par des comètes ou des météorites.

Bien que l’équipe émette quelques réserves, elle admet quoi qu’il en soit la théorie selon laquelle la synthèse de vitamine B3 n’est possible que parce que certaines molécules clés auraient été transportés sur terre depuis l’espace par des météorites.

Karen Smith, de l’université de Pennsylvanie, nous explique : 

Il est toujours difficile de soutenir un lien entre météorites et origines de la vie ; par exemple, des travaux précédents nous ont montré que la vitamine B3 aurait pu être produite de manière non-biologique à une époque reculée ; mais il est également possible qu’une source supplémentaire, non terrestre, de vitamine B3 ait facilité ce processus.

La vitamine B3, également appelée niacine, est une précurseur au NAD, enzyme impliquée dans le métabolisme, comme la production d’énergie dans le corps.

Karen Smith est le principal auteur de l’étude, et il a été aidé de plusieurs membres de la NASA pour mener à bien cette étude. 

En fait, le papier de nous expliquer que ça n’est pas la première fois que l’on découvre de la vitamine B3 dans les météorites ; et déjà en 2011, c’est une équipe de chercheurs menée par Sandra Pizzarello, de l’Arizona State University » qui a découvert de la vitamine B3, mais également des molécules liés, comme les acides carboxyliques, dans la météorite du lac Tagish.

C’est au Goddard’s Astrobiology Analytical Laboratory, que Karen Smith  et son équipe ont pu analyser des échantillons provenant de huit météorites différentes (de la famille des chondrites carbonées)  ; et ils ont pu découvrir des niveaux de vitamine B3, allant de 30 à 600 ppb (parties par milliard en volume).

Mais en plus de découvrir à des concentrations similaires ces acides carboxyliques, ils ont également découvert des acides dicarboxyliques pour la première fois !

L’on sait que l’espace est rempli de radiations émises par les étoiles environnantes, et à cela s’ajoutent les étoiles en explosions ou encore les trous noirs ; et une potentielle explication serait la production de réactions chimiques causées par les radiations, dans des nébuleuses. Ce sont ensuite ces réactions qui seraient à l’origine de la production de vitamine B3 dans la poussière interstellaire . Ensuite, des collisions d’astéroïdes auraient provoqué l’arrivée de ces météorites sur terre. Cependant l’équipe n’exclue pas le phénomène de « contamination », qui est le développement de matière terrestre (comme les composés chimiques) au sein de ces météorites.

Selon l’équipe, il y a au moins deux raisons qui justifieraient cette théorie :

  • La première, c’est que la vitamine B3 qui a été découverte possédait en plus d’autres isomères. Les isomères sont des molécules liées, possédant la même formule chimique, mais dont les atomes sont attachés dans un ordre différent. Par exemple, le glucose est un isomère du glucose.

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Les autres molécules découvertes ne sont pas utilisés par la vie ; et l’article en question explique que seule la chimie non-biologique produit différentes molécules, dont certaines inutiles. Si il s’agissait d’une production biologique, alors ces autres molécules n’auraient pas été découvertes.

  • La deuxième raison concerne la quantité de vitamine B3 qui a été découverte, en rapport avec le niveau d’altération de l’astéroïde parent. Cette corrélation signifie simplement qu’elle n’aurait aucun lieu d’être si la vitamine B3 découverte est le fruit d’une contamination sur terre.

La suite pour l’équipe, et bien continuer les expérimentations chimiques et se rapprocher de simulations plus réalistes, afin de véritablement comprendre comment la vitamine B3 peut se former dans la poussière interstellaire : 

Nous avons utilisé de la pyridine durant nos essais préliminaires […] nous voulons ajouter de la glace (composant présent dans la poussière interstellaire) et commencer depuis de simples précurseurs organiques de la vitamine B3 pour confirmer nos résultats.

L’avis de la rédac’

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve cela magique. Avec cette news, on réalise combien la vie est un complexe amas moléculaire et qu’il n’y a pas vraiment de cloisonnement entre les plus petites molécules que nous produisons et celle qui sont en suspension dans l’espace. 

De plus, la panspermie est une théorie que je connais bien, pour laquelle je me passionne depuis longtemps. Il semblerait que de plus en plus de découvertes viennent l’appuyer.

Sources


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