4 raisons pour lesquelles vous ne perdez pas (plus) de poids

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La perte de poids est un sujet sans fin, et il existe tellement de facteurs qui expliquent pourquoi une personne perds ou non du poids :

  1. Le cercle social, constituant un facteur dans votre capacité à atteindre vos objectifs.
  2. Votre psychologie, qui influe directement sur votre motivation.
  3. Votre régime alimentaire, facteur majeur dans la perte de poids.
  4. Et votre programme d’entraînement, tout aussi important que votre régime alimentaire.

Mais que se passe-t-il lorsque, votre alimentation est au point, ainsi que votre routine ; que votre cercle social est au top, et que vous êtes plus que jamais motivé pour perdre ces dernier kilos. Et pourtant… la balance refuse de bouger. Comment expliquer cela ?

La perte de poids est un véritable paradoxe en elle-même : elle est aussi simple que compliquée. Simple, parce qu’il suffit dans beaucoup de cas de bon sens et de “bonnes” pratiques, mais également compliquée, parce que des centaines de processus physio-biologiques sont à l’oeuvre, et ce en permanence.

C’est d’ailleurs lorsque l’on s’intéresse à notre physiologique, qu’il nous est capable d’identifier au moins quatre systèmes, qui pourraient expliquer pourquoi votre perte de poids ne se déroule pas comme vous l’auriez souhaité.

Soyons cependant honnête sur le sujet, si la balance refuse de bouger, travailler sur les quatre points mentionnés (support social, programme, régime alimentaire, et psychologie) suffiront dans 90% dans des cas à donner de beaux résultats. Et c’est pour les 10% restants, qu’il peut être intéressant de s’intéresser de plus près à notre physiologie, afin de mieux comprendre ce qu’il se passe en nous, lorsque nous essayons de perdre du poids. En effet, aussi robuste les matériaux soient-ils pour votre maison, si elle est construite sur des sables mouvants, elle ne fera pas long feu. Et pour la perte de poids, c’est la même chose. S’alimenter correctement, et suivre un programme structuré ne feront pas de grande différence, si votre corps ne fonctionne pas comme il devrait fonctionner.

Dans cet article, gros plan sur notre physiologie, afin de mettre en avant quatre les facteurs qui pourraient vous empêcher d’avancer dans votre perte de poids.

1- Le système gastro-intestinal

Un système digestif en bonne santé est primordial pour votre santé, ainsi que votre bien-être, et chacun devrait prendre soin de son système digestif. Mais comment savoir si son système digestif se porte mal ? Les symptômes suivants devraient vous mettre sur la piste :

  • Gaz
  • Ballonnements
  • Digestion lente et difficile
  • Aliments non digérés dans les selles
  • Constipation chroniques
  • Diarrhées
  • Sensation de brûlure dans l’estomac
  • Mauvaise haleine
  • Nausées

De plus, il faut savoir que les dérèglements hormonaux, les migraines, les allergies, ou encore certaines maladies auto-immunes, sont directement liés à votre santé gastro-intestinale.

Lorsque le système digestif est en mauvaise santé, plusieurs répercussions physiologiques se manifestent, notamment un ralentissement de la perte de poids, une surproduction de cortisol, ou bien un dérèglement dans la production des hormones sexuelles.

Il vous faudra donc prendre soin de votre système digestif, en commençant par contrôler les inflammations, et identifier une quelconque intolérance alimentaire. Si vous suspectez des troubles digestifs, nous vous recommandons de prendre rendez-vous avec un médecin qualifié, qui sera le mieux à même de vous diagnostiquer avec précision.

2- Le système surrénal

Les glandes surrénales sont une partie du système endocrinien humain, et elles produisent ce dont nous avons besoin pour répondre au stress. Lorsque ces glandes sont activées, elles produisent un ensemble d’hormones, et parmi ces hormones : le cortisol.

Le cortisol possède plusieurs fonctions, mais sa fonction principale est l’augmentation du taux de glucose sanguin, permettant au cerveau, muscles et organes et gérer une situation stressante ; mais c’est lorsque le cortisol est produit en permanence, que notre santé peut en prendre un coup.

Un niveau élevé chronique de cortisol augmente le taux de glucose sanguin, donc la production d’insuline ; et comme discuté dans notre dossier, l’insuline inhibe l’utilisation des graisses stockées.

Lorsque l’on discute du stress, il faut savoir qu’il est omniprésent ; il peut s’agir du stress externe (conflits relationnels, situation professionnelle, etc…), mais également du stress interne (infections parasitiques ou bactériennes).

Pour vérifier l’état de santé des glandes surrénales, il existe plusieurs manières, la plus pratique étant le test surrénale à la salive, consistant à analyser des échantillons de salive au cours de la journée. Parce que le niveau de cortisol et d’autres hormones surrénales fluctue tout au long de la journée, ce test vous permettra de mesurer l’état de santé des glandes surrénales.

Il existe également une autre manière simple de tester votre vos glandes surrénales, et ce en observant la réaction de vos pupilles. Pour ce faire, assombrissez la pièce dans laquelle vous vous trouvez, et attendez que vos pupilles s’adaptent à l’obscurité. Ensuite, utilisez une lampe de poche, que vous dirigerez vers vos pupilles, et ce pendant 30 secondes. Si vos pupilles restent rétractées durant tout le test, alors vos glandes surrénales répondent comme il faut ; au contraire, si vos pupilles commencent à se dilater, alors il est possible qu’il y ait une insuffisance surrénalienne.

3- La gestion du glucose sanguin

La gestion du glucose sanguin est quelque chose de très important, lorsque l’on discute de la gestion du poids ; et en effet, c’est lorsqu’il y a une gestion défectueuse, que des problèmes de santé surviennent. Lorsque je discute d’une mauvaise gestion du glucose sanguin, il faut savoir que je sous-entends au moins deux possibilités :

  1. Une résistance à l’insuline, correspondant donc à un niveau de glucose sanguin élevé en permanence.
  2. Une hypoglycémie, se produisant lorsque le taux de glucose sanguin est trop bas par rapport aux moyennes admises.

Et c’est lorsqu’il existe une résistance à l’insuline, ou bien une hypoglycémie, que le taux d’insuline est élevé. Voyons en détail ces deux cas de figure :

Résistance à l’insuline

Comme discuté dans notre dossier sur les glucides, lorsqu’une personne est résistante à l’insuline, le glucose ne peut plus pénétrer les cellules ; et parce que ce glucose ne peut pas pénétrer les cellules, qu”il demeure en circulation dans le sang. Le pancréas produit alors plus d’insuline, afin de transporter ce glucose ; la personne se retrouve alors avec une surproduction d’insuline, et une trop importante quantité de glucose dans le sang.

Chez les personnes résistantes à l’insuline, on remarque :

  • Une grande fatigue après les repas.
  • Une envie de sucre après les repas.
  • Une difficulté à s’endormir.

Hypoglycémie

On parle d’hypoglycémie lorsqu’il n’y a pas assez de glucose dans le sang, mais également moins d’insuline. Durant ces périodes, le système nerveux central, ainsi que les glandes surrénales, produiront plus d’adrénaline, afin d’élever le taux de glucose sanguin.

Chez les personnes hypoglycémiques, on remarque :

  • Une plus grande énergie après un repas.
  • Une envie de sucre avant les repas.
  • Une difficulté à dormir, et des épisodes d’insomnie.

4- Le transport de l’oxygène

Dernier potentiel facteur : le transport de l’oxygène dans le corps. Nos cellules utilisent principalement deux sources pour fonctionner : l’oxygène, ainsi que le glucose.

Les cellules de notre corps produisent de l’ATP, principale source d’énergie pour nos cellules. Bien que l’ATP soit dérivé des aliments que l’on consomme, l’ATP est également produit à partir de l’oxygène ; et si l’oxygène n’est pas transporté de manière optimale vers nos cellules, il est possible que la perte de poids soit ralentie.

Lorsque la capacité pour le corps à transporter de l’oxygène est réduite, on considère qu’il y a anémie, trouble caractérisé par un nombre anormalement faible de globules rouges sains dans le sang, conduisant alors à une diminution de la quantité d’oxygène délivrée aux tissus et organes du corps.

C’est en faisant une prise de sang qu’il vous sera possible d’identifier une anémie. En effet, l’anémie se caractérise par une faible quantité d’hémoglobine dans le sang, elle-même composée de fer ; mesurer la quantité de fer permettra donc de diagnostiquer si oui ou non il y a anémie.

Demandez à votre laboratoire les analyses suivantes  :

  • Hématocrite
  • Hémoglobine
  • TGMH (Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine)
  • VGM (Volume globulaire moyen)
  • CGMH (Concentration globulaire moyenne en hémoglobine)

Conclusion

Parfois, suivre un programme d’entraînement ou un programme d’alimentation ne suffisent pas ! Pour l’individu en bonne santé, c’est avec une motivation et un programme adapté, que la perte de poids et l’amélioration de la composition corporelle suffiront.

  • Mais, comment définit-on une “bonne” santé ?
  • Quels sont les indicateurs ?

Il est possible de commencer en se penchant sur quatre potentiels facteurs pouvant expliquer pourquoi vous ne perdez plus de poids. Nous vous invitons à en discuter avec votre professionnel de santé, si vous suspectez vous-même souffrir des troubles dont nous avons discuté dans cet article.

A lire

  1. Tissu adipeux, graisses récalcitrantes
  2. Les glucides
  3. Comment interpréter le résultat de sa prise de sang ?

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Discussion5 commentaires

  1. Bon résumer ! Souvent les personnes n’arrivent plus à perdre du poids car justement il veulent en perdre trop rapidement ! Leur métabolisme diminue… Il brûle moins de calories et surtout ils craquent….

    Merci pour cet article scientifique

    A bientôt,

    Kevin

    • Oui,
      le corps n’est pas une mécanique que l’on peut juste court-circuiter ; et c’est souvent lorsque l’on veut du résultat rapidement, que l’on peut se retrouver avec une sous ou sur-production hormonale affectant aussi bien les organes, que le système nerveux.
      Je crois aussi que c’est la raison pour laquelle la perte de poids est associée à beaucoup de sentiments négatifs. Avec une bonne approche, des bonnes habitudes, et un travail sur le long-terme, les bénéfices priment sur les inconvénients 🙂

    • Oui, je pense que si il y a bien une chose à propos de laquelle nous insistons avec nos élèves, c’est qu’à partir du moment où le programme et le programme alimentaire soient suivis, il ne reste plus vraiment de raisons (cas spécifiques) pour lesquels la perte de poids ne se fait plus.

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